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Historique du club

 L’idée de créer à Servilly une association pour organiser des poursuites sur terre est venue de Jean-François et Chantal Desmard en 1993, vite rejoint par un groupe de passionnés. Ils décident donc de concrétiser  cette idée en faisant voir le jour au club CASAVA.


La première manifestation organisée fut un gymkhana dans le pré se situant en contrebas de la route longeant l’actuel circuit de Servilly, puis un second dans l’actuel parc des pilotes mais bien vite nous nous sommes aperçus que les pilotes en voulaient plus et que ce qu’ils attendaient était de pouvoir faire de véritables courses sur terre.


Alors nous avons recherché  et loué un terrain de six hectares sis à Servilly, lieu du siège social encore aujourd’hui. Sur ce terrain, appartenant à Hubert Desmard qui a toujours collaboré avec le club CASAVA et collabore toujours en 2011, nous avons aménagé un circuit sur terre selon  un tracé de JF Desmard.


Nous faisions six courses par an, et nous pouvions voir évoluer  des véhicules de toutes sortes et de toutes cylindrées, du petit 1100 cm3 jusqu'à des voitures de plus de trois litres de cylindrée et développant plus de 200CV. Les classements et les courses étaient élaborés en fonction des chronos. Deux courses avaient lieu sur notre terrain, une fois dans un sens une fois dans l’autre. Ce terrain était et reste très apprécié pour sa rapidité et sa technicité. Quant aux autres courses, nous organisions des poursuites sur terre sur différentes communes ; Auzances(23), Saint Ours les Roches(63), Le Mayet de Montagne, Montaigu le Blin, Trezelles, Creuzier le Neuf, Châtelperron, Lapalisse, Treteau, etc… Avec l’aide d’une association locale, nous préparions un circuit sur terre provisoire (traçage, balisage, compactage et mise en sécurité du public et des pilotes et ainsi que des commissaires de courses) sur un terrain mis à disposition par un agriculteur en général.


A l’époque les règles étaient moins exigeantes qu’aujourd’hui, car elles n’étaient pas formalisées de façon précise. Nous dépendions des autorités préfectorales qui nous délivraient une autorisation pour nos manifestations, et nous n’étions affiliés à aucune fédération. Néanmoins il y avait des règles élémentaires de sécurité pour les pilotes et leurs véhicules que l’on retrouve encore aujourd’hui, ainsi que l’obligation de la présence de service d’intervention (médecin, ambulance, secouristes). Nous avons toujours eu le soutien et l’aide dans nos démarches et demandes d’autorisations administratives de notre maire Georges Dajoux.


Le club a commencé avec une trentaine de pilotes pour aller jusqu'à quatre-vingts pilotes. La sécurité sur la piste était assurée par des commissaires bénévoles et dirigée par un commissaire principal rompu à cette discipline. La gestion des courses était faite entièrement à la main sur des feuilles préétablies par le bureau tant pour les classements, les chronos que pour les manches. Quatre personnes s’occupaient des relevés pour les classements, cet exercice requérait une extrême vigilance afin d’éviter des contestations qui furent vraiment très rares grâce à l’implication de tous ces bénévoles. Nous avions également mis en place les pré-grilles sur le terrain hors circuit, ce qui permettait la préparation d’une manche pendant qu’une autre était en compétition et ainsi faire succéder les manches sans temps morts pour le plaisir du public. Cette organisation permettait de tout faire passer sur une journée : contrôle technique, essais libres, chronos et les quatre manches avec environ dix pilotes. Il y avait bien des accrochages « plus ou moins volontaires » mais tout se passait dans la bonne humeur. En fin de journée il pouvait aussi y avoir quelques accrochages physiques dus à la fatigue et au soleil, mais jamais, absolument jamais à cause du petit blanc matinal.


De nombreux agriculteurs se mettaient à notre service avec leurs matériels : pour l’arrosage du circuit, la remise en état de la piste, le prêt des terrains etc. … Et bien sûr en fin d’année nous terminions par un banquet réunissant bénévoles, organisateurs et pilotes ; tout se déroulait dans une ambiance sympathique avec plus de 150 invités.


Mais en 1999 de nouveaux règlements sont arrivés. Tous les clubs de notre catégorie sportive devaient passer sous l’égide de l’Ufolep. Le CASAVA s’est retiré en accord avec le BCVS, dirigé à l’époque par Gilles Lécluse, pour ne plus laisser qu’un seul club, ceux-ci étant en effet à moins de 20 kilomètres de distance. Cet arrangement a permis au BCVS de faire plus de courses avec plus de pilotes. Le CASAVA a gardé son terrain en espérant un jour une reprise, ce qui fut le cas par le BCVS pendant 2 ans, et repris ensuite à titre personnel par Gilles Lécluse qui comptait en faire un circuit national, ce à quoi il est arrivé. Ainsi notre petit village de Servilly se voit donc aujourd’hui doté d’un circuit automobile avec une réputation nationale présentant tous les ans de multiples compétitions pour le plaisir d’un grand public et d’une grande majorité des habitants de la commune.


Le club poursuit une activité en se diversifiant : organisation de bourses d’échanges, d’un rallye virtuel sur grand écran, d’expositions de véhicules anciens de tous types (camions, tracteurs, voitures, etc…) avec évidemment les festivités qui vont avec ces manifestations. Puis le club fût mis en sommeil en attente de jours meilleurs.


Mais le CASAVA reprend un second souffle en relançant en 2011 de nouvelles compétitions Ufolep avec un nouveau bureau de personnes dynamiques et passionnées et des pilotes tout aussi passionnés.

Bonne année sportive à tous et longue vie au CASAVA ainsi qu’au circuit de Servilly.

Jean-François Desmard

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